C’est par une Température douce sous un ciel nuageux déversant quelques pluies éparses que les équipages ont
gréés leurs dériveurs ce dimanche matin sur la pelouse du club des Praillons.
Il y a du monde cette année, davantage qu’en 2024. 24 bateaux présents, 9 clubs représentés, il est compliqué de
stationner véhicules et remorques qui s’alignent en une longue file le long du chemin de halage. Comme d’habitude,
l’accueil est au top : petit café, sourires et mots de bienvenus chaleureux pour chacun ; le délégué aux inscriptions
passe voir chaque bateau et leurs équipages ; les voiles sont déjà hissées, manilles et anneaux brisés vérifiés,
barreurs et équipiers vetus de leurs gilets de sauvetages, les discussions vont bon train en attendant le briefing
avant de pouvoir mettre à l’eau. Le comité de course sonne le rassemblement et Michel Baillon président du comité
de course de cette épreuve, tout de fluo imperméable vêtu, nous a donné ses instructions concernant le
déroulement de la course, rappel de procédure et consignes de sécurité.
Les rafales s’étalent en éventail sur la seine et creusent un clapot court très visible, les voiles faseillent bruyamment,
les bateaux se croisent à vive allure, s’évitent, se frôlent, ont du mal à rester à plat sous les es respirations intenses et
imprévisibles de ce vent de sud-ouest établi ; ça va être vivant, la ligne de départ et d’arrivée, bien que prenant toute
la largeur du fleuve semble être « étroite « pour autant de participants aussi « agités », les fanions montent et
descendent sur le mat de départ indiquant ou en est la procédure ; on entre dans la minute, personne n’est au-dessus
de la ligne, le pavillon « U » est hissé et chacun cherche à se placer ; le départ coté tribord semble favorable mais tout
le monde veut y être … comment s’imposer dans ce trafic et conserver une place encore défendable permettant de se
lancer tout en respectant les règles .. ca bouscule un peu mais avec beaucoup de fairplay, le but du jeu étant de partir
au coup de sirène et de l’affalage du drapeau ;
Objectif : s’élancer suffisamment pour prendre quelques longueurs d’avance avant que la meute ne prenne trop de vitesse !
Virer tout de suite pour trouver du vent frais sans se faire enfermer et cap sur la bouée au vent ! Éviter à tout prix de de subir
les autres coureurs … se détacher de la flotte pour ne pas subir … facile pour certains et c’est déjà trop tard pour d’autres
qui sont dans le « paquet » déventés par les voisins … on est quasi planté ! Entre ceux qui vous oblige à virer car prioritaire
et d’autres qui vous loffe à vous mettre vent debout la montée à la bouée au vent est assez tendue ! Il y a du monde sur l’eau
et les turbulences sont nombreuses, les rafales sont incertaines et irrégulières favorisant tantôt le côté droit, tantôt le centre
ou le côté gauche, il n’est pas facile d’anticiper pour se placer. Sitôt la bouée virée il faut croiser la flotte qui monte à votre
rencontre et descendre vers la bouée sous le vent sans se faire déventer par ceux qui vous reviennent dessus à la faveur
d’une risée chanceuse …. Et puis c’est le dernier bord de près pour rallier l’arriver … quelle stratégie adopter ? De longs
bords rapides ? Des petits au plus près du vent ? Rester au centre et profiter du courant ? Où sont les autres ? Rien ne semble facile malgré le vent pourtant présent qui rends la course si que certains ont été se baigner !
4 manches furent courues, l’arrivée de la manche 4 fut saluée par une pluie drue qui a sonné la fin de cette régate … le
barbecue chauffe déjà pendant qu’on sort de l’eau les bateaux …
L’équipe de bénévoles s’est afféré à tout préparer et malgré la pluie, ce ne fut pas moins de 50 convives qui se sont
réfugiés sous le auvent pour profiter du fameux banquet de grillades de maquereaux, chips, salades, fromage et
pâtisseries maison, le tout arrosés d’un petit vin frais à discrétion et café histoire de se réchauffer pour finir de ranger.
Un immense MERCI à tous sans qui rien n’aurait pu se passer qu’il s’agisse de la sécu sur l’eau, comité de course,
l’organisation à terre pour l’évènement sportif ou le moment convivial. Le Club Nautique des Praillons, un club au top !
Les résultats ont été clamés et proclamés sous les applaudissements d’une assistance revigorée par ce super repas (voir
feuille de classement jointe). Cette 8 ème étape du challenge départemental dériveur a été remportée par le duo Jérôme
Thomas et Gabin sur « Snipe » à égalité de points avec Jonathan Jebava sur « Europe », suivi de Titouan Thomas et de
François Xavier Dinet qui découvrait le « Snipe ».
Cela aura été aussi l’occasion pour le département de seine et marne par l’intermédiaire du CDV 77 d’offrir aux doyens
de la compétition ( + de 160 ans à eux deux) venus du club de Dammarie les lys courir cette régate sur une « Caravelle »,
T-shirts et casquettes siglés du 77. C’est une très modeste façon de remercier Claude et Liliane pour leur mérite à
naviguer encore et de continuer à s’impliquer comme ils le font au service de notre sport et de leur club car nos assos
tiennent sur des équipes de bénévoles motivés dont certains se distinguant particulièrement par la durée et l’efficacité
de leur engagement. Merci à eux.


